Décryptage AI Act · Outil 3 sur 3

  1. 1Mon outil est-il concerné ?
  2. 2Que dois-je faire ?
  3. 3Par quoi commencer ?

Par quoi commencer pour réduire votre exposition ?

Le règlement décrit une chaîne : un manquement, quelque chose qui attire l'attention de l'autorité, un examen, un constat, une décision. Ce simulateur suit cette chaîne. Activez ou retirez des mesures et regardez de combien chacune réduit le risque, et laquelle compte le plus.

Ce que vous obtenez

  • L'écart entre une organisation sans mesure et une organisation qui les a toutes : environ ×5. En bousculant toutes les hypothèses cent fois de suite, l'écart reste entre ×3,6 et ×7,8 neuf fois sur dix et ne descend jamais sous ×3.
  • Le classement des mesures par effet. Sur un profil type, les deux premières sont un dossier de conformité qu'on peut produire et un contrôle humain réel, loin devant la qualité des données.
  • Les effets à contre-courant, laissés visibles plutôt que lissés.

Comment s'en servir

  1. Choisissez une situation : aujourd'hui, après décembre 2027, ou un outil déjà en service.
  2. Basculez menaces et mesures, le résultat se met à jour.
  3. Lancez « Calculer la sensibilité » pour classer les mesures.

À lire avant tout chiffre

Aucune amende n'a encore été prononcée au titre du haut risque, qui ne s'applique pas avant décembre 2027. Les probabilités sont des jugements explicités, pas des taux observés. Lisez les écarts entre deux situations, jamais le niveau.

Graphe 6 sur 85 à 10 minutes · réseau bayésien, 74 variables, inférence exactePoser une question à ce graphe Comment c'est construit

En 30 secondes

Deux choix suffisent pour voir l'essentiel. Le réseau complet, avec ses 74 variables et ses 13 mesures, est juste en dessous.

1. Quand ?

2. Quelles mesures avez-vous en place ?

Probabilité qu'une amende soit infligée sur un exercice

—

Voir tout le réseau et les 13 mesures ↓

1. Le nœud papillon

Lecture de gauche à droite. Les menaces sont l'état du monde, subi. Les barrières préventives sont ce que l'organisation décide — ce sont les obligations du registre de contrôle, vues ici comme des dispositifs et non comme des devoirs. Au centre, l'événement redouté : le constat de manquement, pas le préjudice. C'est un choix, parce que la question posée est celle de la sanction. Cliquez un nœud pour voir sa source et ce qui le fait varier.

2. Simulateur

Chaque bouton indique au réseau une situation, une menace présente, une mesure en place, et toutes les probabilités se recalculent. Le calcul est exact : le même profil donne toujours le même chiffre.

Menaces — état du monde, subi

Barrières préventives — décidé par l'organisation

Barrières de mitigation — après le constat

Le paramètre le plus influent et le moins connu du réseau. Il commande le niveau de toutes les sorties. Aucune autorité n'a encore de pratique AI Act : ce chiffre n'est fondé sur rien d'observable. Il est exposé ici pour qu'on ne l'oublie pas — et pour qu'on vérifie que le rapport entre profils, lui, n'en dépend presque pas.

3. Quelle barrière achète le plus de réduction de risque

Effet d'activer chaque barrière seule, à partir du profil actuellement posé, toutes les autres barrières laissées dans leur état. Les écarts sont exacts : aucun bruit de tirage ne vient les brouiller, un écart nul est réellement nul. Barres bleues vers la gauche : la barrière réduit P(amende). Barre orange vers la droite : elle l'augmente. Une barrière déjà active, ou qui protège d'une menace absente, montre un effet nul — c'est correct et c'est le point. Une cartographie des usages ne sert à rien tant qu'aucune pratique interdite n'est présente ; elle devient le premier levier du réseau dès que l'inférence émotionnelle l'est.

Et chez vous ?Parlez-moi de votre situationContinuer →
Sous le capotCe que valent les chiffres, la méthode et ce que le réseau ne fait pas
—nœuds
—arcs
—lignes de table
—paramètres posés

Ce que valent les chiffres

Aucune donnée de sanction derrière, parce qu'il n'en existe pas. Le régime haut risque ne s'applique qu'à partir du 2 décembre 2027 et aucune amende n'a encore été prononcée à ce titre. Un taux de sanction « calibré » sur l'AI Act ne peut pas exister aujourd'hui.

Ce que le réseau apporte à la place. Une structure lue dans le texte : la chaîne manquement → signalement → examen → constat → amende suit les articles 79, 83, 85, 86, 73 et 99. Et des probabilités posées une par une, chacune avec sa justification en français, que chacun peut contester.

D'où la règle : lire les écarts, pas les niveaux. Le niveau de la probabilité d'amende dépend surtout de la probabilité qu'une autorité vienne regarder, qui est inconnue. Le rapport entre deux situations tient beaucoup mieux. En faisant varier au hasard toutes les hypothèses du réseau en même temps, sur cent tirages et sur le profil de référence, une organisation sans aucune mesure reste en médiane 5,4 fois plus exposée qu'une organisation qui les a toutes, entre 3,6 et 7,8 fois dans 90 % des cas, et jamais moins de 3,3 fois.

Le simulateur répond donc bien à « de combien telle mesure réduit-elle mon exposition, et laquelle prendre en premier », et mal à « quelle est ma probabilité d'être sanctionné ».

4. Le résultat dépend-il de la probabilité de contrôle ?

Deux organisations, l'une sans aucune mesure, l'autre avec toutes, dans la situation choisie plus haut, comparées pour une probabilité de contrôle allant de faible à élevée. Les deux courbes montent ensemble et leur rapport bouge peu : la conclusion ne tient pas à cette hypothèse. Ce graphique ne fait varier qu'elle ; le test sur toutes les hypothèses à la fois est celui décrit plus haut.

5. Reprendre les réponses du registre

Le bouton « Ouvrir ces réponses dans le simulateur » du registre des obligations remplit ce champ automatiquement. Vous pouvez aussi y coller un profil exporté, une ligne par facteur.

Méthode

La structure vient du texte

  • Les quatre causes de non-conformité sont celles de l'art. 79, §6, a) à d) : pratique interdite, exigences du chapitre III section 2, lacunes des normes harmonisées, article 50.
  • La non-conformité formelle reprend les sept constatations de l'art. 83, §1. Elles se vérifient sur pièces, sans enquête : c'est la voie la moins coûteuse pour l'autorité, donc la plus probable, et celle que les organisations préparent le moins.
  • La séquence constat → injonction → mesures restrictives est celle de l'art. 79, §2 et §5, avec son délai de quinze jours ouvrables.
  • Ce qui attire l'attention de l'autorité : une réclamation (art. 85), une demande d'explication (art. 86), un incident grave (art. 73), une surveillance programmée (art. 74).
  • Le montant se module selon les dix critères de l'art. 99, §7, a) à j).
  • Le palier de 35 M€ ou 7 % du chiffre d'affaires (art. 99, §3) ne vise que l'article 5. Tout le reste relève du §4 (15 M€ ou 3 %) ou du §5 (7,5 M€ ou 1 %).

Les probabilités sont posées, pas apprises

Chaque lien porte un poids et chaque variable une probabilité de base, combinés selon la famille dite noisy-OR (Pearl, 1988), étendue aux mesures qui réduisent un risque. Les tables de probabilités du réseau sont ainsi produites à partir de 221 paramètres lisibles, au lieu d'être remplies case par case.

P(X = vrai | causes) = [ 1 − (1−b) · Π (1−wᵢ) ] · Π (1−|wⱼ|)

Cinq étapes sont saisies à la main parce que la relation y est en « et » : sans examen il n'y a pas de constat, sans constat il n'y a pas d'amende. Ce sont le constat, les mesures restrictives, l'amende, le palier maximal et le haut de fourchette.

Deux résultats à contre-courant

Informer les personnes augmente légèrement le risque d'amende. L'information est une obligation (art. 26, §11), mais elle rend le système visible, et une personne informée peut demander une explication (art. 86) puis déposer une réclamation. Sur le profil de référence, informer fait passer le manquement aux obligations du déployeur de 66 % à 36 %, mais la probabilité d'amende de 11,8 % à 12,1 % et celle d'un contentieux de 33 % à 39 %. L'information reste due : le réseau montre seulement que la conformité ne se mesure pas au risque d'être contesté.

Le premier levier n'est pas la qualité du modèle. Sur le profil de référence, un employeur qui a aussi développé ou fortement paramétré l'outil, la mesure qui réduit le plus le risque est le dossier de conformité qu'on peut produire (−4,7 points sur 11,8 %), devant le contrôle humain effectif (−3,0) et loin devant la qualité des données (−1,5). Pour un employeur qui utilise simplement un outil acheté, dossier et contrôle humain arrivent à égalité (−3,4 points chacun). Devant l'autorité, une conformité réelle mais non documentée reste une non-conformité (art. 16, k et art. 83, §1, g).

Ce que le réseau ne fait pas

  • Il ne donne pas de montant en euros. L'article 99, §7 fixe une méthode, pas un barème ; le réseau dit seulement si un dossier se place plutôt en haut ou en bas de la fourchette.
  • Il ne couvre pas les autres régimes qui s'appliquent aux mêmes faits, RGPD, droit de la non-discrimination, droit du travail. Une même pratique peut être sanctionnée par plusieurs autorités.
  • Il ne juge pas la bonne ou la mauvaise foi dans un cas précis.
  • Il ne représente ni effet de seuil ni interaction entre causes. Le réseau « Arbitrage de conformité », construit autrement, le permet.

Le calcul

Les probabilités sont calculées de façon exacte, dans votre navigateur, par la même méthode que BayesiaLab (propagation dans un arbre de jonction), et vérifiées contre un calcul indépendant : le même profil donne toujours le même résultat. Cette page fait le calcul et rien d'autre ; l'analyse complète du réseau, sensibilité, effets totaux, apprentissage sur données, se fait dans BayesiaLab.